Bonjour !

Dans notre série Comment créer un jardin sans entretien (ou presque !), nous allons voir ce que nous pouvons faire pour limiter l’entretien des haies et des massifs.
Comme d’habitude, c’est en utilisant la bonne technique dès la conception que les résultats seront les meilleurs.

 

Le choix des végétaux

C’est évidemment le point de départ. Bien choisir ses végétaux signifie choisir des végétaux adaptés à votre environnement (climat, sol, exposition…) évidemment. Mais aussi en fonction de l’utilisation  que vous voulez en faire. L’erreur commune consiste à planter des cyprès (genre X Cupressocyparis Leylandii) en haie : ces arbres (oui ce sont des arbres!) sont capables d’atteindre 25 m de hauteur !! Comment voulez-vous les maintenir au carré à 2 m de haut ?!? Certains bout-en-train me diront que c’est possible, oui, mais avec quelle dépense d’énergie ?! Heureusement, ce type d’exemple extrême devient rare.

 

 

Scintillatrix festiva (source http://aramel.free.fr/)

– Pour la petite histoire, avant de planter des cyprès, on plantait des thuyas ; les thuyas ont un « gabarit » beaucoup plus adapté (encore que !). Malheureusement les thuyas sont victimes d’un parasite appelé le Bupreste du genévrier (Scintillatrix festiva) : les larves de ce coléoptère xylophage dévorent la plante de l’intérieur :( .  Du coup, les professionnels (dont les jardineries) ont préféré proposer le cyprès de Leyland qui, lui, résiste à ce parasite (chouette!) mais qui mesure 25 m de haut (pas chouette!). D’où le désenchantement.-

Revenons à nos moutons. Quels végétaux pour quelle utilisation ? C’est très simple : plantez des végétaux qui auront, à terme, la taille souhaitée.  On ne peut pas faire plus simple.

Les techniques de paillages

Une fois vos végétaux aux gabarits certains choisis, reste le problème de l’entretien du sol : les mauvaises herbes n’étoufferont pas vos arbustes mais, en plus de se rendre concurrentes pour l’eau et les nutriments, l’aspect visuel en sera gâché.

La première solution est un bêchage régulier. Simple, efficace et pas cher, pour peu que vous ayez un peu de courage.

Une seconde solution est d’utiliser un paillage naturel : copeaux de bois, coques, chanvres… (N’utilisez pas d’écorce, cela acidifie le sol). Pour que cette solution soit efficace, il ne faut pas hésiter sur l’épaisseur (10/15 cm). L’intérêt est également de maintenir l’humidité aux pieds, notamment l’été. Il existe toutes sorte de paillages, colorés ou non, plus ou moins grossier, de toutes les essences (évitez les conifères) ou en mélange etc. L’inconvénient est qu’il sera compliqué de piocher les arbustes par la suite. Évitez également les coques de cacao : si l’aspect est superbe et l’efficacité bien réelle, le problème est l’apparition de moisissures; en fait, avec la pluie les coques se solidarisent en créant une couche qui moisit par le dessous (il faut aimer l’odeur des champignons…).

Il existe aussi toutes sortes de fibres tissées, biodégradables plus ou moins rapidement. C’est très intéressant, mais évitez de les utiliser près de l’habitation car l’aspect est assez grossier.

Il y a aussi les paillages minérales de type de pouzzolane (roche volcanique très utilisée),  graviers décoratifs, schistes, ardoises, galets, écailles d’huîtres etc.

 

 

La solution du « pro » consiste à utiliser une toile de plantation. Attention n’utilisez pas de bâche PVC, la toile doit être perforée pour permettre à l’eau d’atteindre le végétal. Concrètement, vous désherbez la plate-bande de plantation ; puis vous mettez en place la toile avec des agrafes ; ensuite vous ouvrez la toile au cutter pour planter les arbustes ; enfin, pour l’esthétique, vous étalez un paillage (copeaux, pouzzolane, graviers…). Le résultat est à la fois  propre et efficace.

Et les massifs ?

Même problème, mêmes solutions. Un exemple en photos : massif de graminées.

 

Crédit photos des paillages : http://www.fibreverte.com

3 thoughts on “Comment créer un jardin sans entretien (ou presque !) : les haies et massifs

  1. Très joli iris de louisiane.
    Par contre la photo du coléoptère, ce n’est pas un Bupreste du genévrier. Le Bupreste du genévrier est vert doré brillant avec des taches bleu foncé.

    Je suis tout à faire d’accord avec toi pour les haies de Cyprès de Leylandii, c’est une vraie catastrophe. En plus par ici dans le sud-est elles sont en train de dépérir à vue d’oeil à cause de la maladie du chancre corticale. Il y en aura bientôt plus :)

  2. Le mauvais temps a quelque fois du bon ! après un long vagabondage sur la toile, j’ai découvert ce site…un mot : bravo ! je reprendrai les termes du précédent commentaire : travail remarquable !
    merci. Bon vent !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *